J'ai été stérilisée
le 28 novembre 2005. Tout s'est très bien passé.
La veille au soir, on m'avait laissée sans manger afin
d'arriver le matin à jeun chez le vétérinaire.
Cela a été très pénible car je ne
comprenais pas pourquoi les autres chats de la maison avaient
le droit de manger et pas moi.
Le plus dur fut de m'attraper pour me mettre
dans la cage de transport le jour de l'opération.
Comme vous le savez, je suis sauvage et un
rien me fait peur. J'ai tout de suite senti qu'il se tramait quelque
chose contre moi. Mes maîtres ont bien essayé de
me mettre en confiance, mais ça n'a pas marché.
Je suis restée obstinément cachée sous le
lit dès que j'ai vu qu'on en avait après moi. Finalement,
j'ai été tellement prise de panique que j'ai dévalé
l'escalier qui mène au rez de chaussée pour aller
me cacher dans un recoin près de la fenêtre. Mauvaise
idée! C'est là qu'on a réussi à me
coincer et à m'attraper pour me placer dans le panier :
direction le vétérinaire. Quelle angoisse! J'ai
miaulé et cherché désespérément
à m'échapper tout du long.
Un conseil : si vous devez transporter votre
chat, prenez une cage solide et vérifiez bien les fermetures
avant de nous mettre dedans! Il arrive plus fréquemment
qu'on ne croit que des chats se perdent sur la route des vacances
ou sur le trajet du vétérinaire. Nous n'avons pas
conscience du danger, nous les chats, nous ne pensons qu'à
une chose : fuir! C'est notre instinct de survie qui nous dicte
notre comportement. Nous n'avons pas les mêmes impératifs
que les humains!
A 9 heures du matin, ma maîtresse m'a
laissé à la clinique vétérinaire.
J'ai bien senti le stress qu'elle dégageait à ce
moment là. ça n'était pas pour me rassurer,
au contraire. D'autant qu'en me disant " au revoir ",
il y avait un trémollo bizarre dans sa voix. Les humains
ne peuvent rien nous cacher, à nous.
Je l'ai retrouvée à 17 heures.
Inutile de me demander ce que j'en garde comme souvenir. J'étais
complètement dans les vappes. Pourtant ça ne m'a
pas empêché de vouloir grimper partout, sur la fenêtre,
sur l'arbre à chat. Je ne comprenais pas ce qui m'arrivait
et j'avais besoin de me prouver que j'étais encore vivante!
Une photo de mon ventre quelques jours seulement après
l'opération :
